Sur les traces de l\Histoire à Bordj Bou Arreridj’
Bien quen apparence isolée dans les hautes plaines, séparée par des chaînes de montagnes abruptes à la fois de la mer et du désert, la région de Bordj Bou Arreridj témoigne de façon frappante de la succession des civilisations. Vous pouvez m’accompagner à travers les âges, de l’Antiquité au XXème siècle, à moins que vous ne choisissiez d’aller directement à l’épilogue de cette aventure où Internet joue un rôle primordial!
Les vestiges de l’empire romain
Le début de l’occupation de l’Afrique du Nord par les Romains se situe dès la destruction de Carthage. L’Algérie actuelle a été progressivement colonisée par les Romains au Ier siècle qui y ont créé les provinces de Numidie et de Maurétanie. La civilisation romaine est surtout urbaine: de nombreuses cités s’échelonnent d’Est en Ouest, d’une part le long du littoral méditerranéen, d’autre part le long d’un axe suivant les hautes plaines en arrière des massifs côtiers.
C’est sur ce dernier axe que se situe Bordj Bou Arreridj. Les environs étaient tellement riches de vestiges romains qu’au XIXème siècle, lors de la colonisation, les pionniers français ont fait valoir que "la grande ruine romaine, sise à
Au XXème siècle, le joyau romain de la région de Bordj Bou Arreridj reste la ville de Djemila, l’antique Cuicul. Malgré un site montagneux tourmenté, Djemila est une cité romaine classique: les deux rues principales se coupent à angle droit et les autres leur sont parallèles. Le forum, les arcs, les thermes, la basilique sont les témoins d’une vie prospère au IIème siècle. Le théâtre est en assez bon état pour être le cadre de concerts de musique traditionnelle. Djemila fait partie depuis 1982 des sept richesses culturelles algériennes figurant sur la liste du Patrimoine Mondial.

L’arc de Caracalla, témoin de la splendeur de la cité romaine.

Djemila, l’antique Cuicul, dans son environnement montagneux. On devine les traces parallèles laissées par les roues des chars romains qui ont parcouru ce cardo (l’axe nord-sud) pendant des siècles.

Les ruines du temple datant de l’époque polythéiste. Des édifices plus récents de Djemila comme la basilique, témoignent que ses habitants ont adopté le christianisme au III ème siècle.
Un concert de musique traditionnelle a rempli les gradins du théâtre antique
Au VIIème siècle, le destin de l’Afrique du Nord change d’orientation. Le monde berbère et chrétien est bouleversé par l’arrivée des Arabes qui apportent une nouvelle religion: l’Islam et une nouvelle langue: l’arabe. En moins de 50 ans, une nouvelle civilisation s’impose et donne à l’Algérie sa personnalité profonde jusqu’à nos jour.
Vous pouvez: - visiter un site sur Djemila en cliquant ici - accéder à des données détaillées sur l’histoire de l’Algérie antique en cliquant ici Le Moyen Age musulman
Du VIIème siècle au XVème siècle, l’Algérie fait partie de l’Empire musulman sous l’autorité de plusieurs dynasties. Parmi elles, celle des Hamadites (1007-1163) a laissé un vestige célèbre dans la proche région de Bordj Bou Arreridj. Il s’agit de la Kalâa des Beni-Hammad
Cette capitale, érigée sur les hauteurs de l’Atlas Tellien dans les montagnes du Hodna, contrôlait les routes commerciales et stratégiques qui reliaient l’Est et l’Ouest du Maghreb. Aujourd’hui, ses ruines, dans leur site montagneux de talus et de ravins, dégage un sentiment de beauté saisissante. Elles restituent l’image d’une ville musulmane fortifiée dont l’architecture s’inspirait de l’Orient, de l’Irak et de
En 1980,
La Kalâa des Beni-Hammad A la fin du Moyen-Age, l’Algérie passe sous la domination ottomane jusqu’au XIXème siècle. La ville de Bordj Bou Arreridj a été construite à l’emplacement d’un fortin turc et son nom signifierait "le fort de l’homme au panache". Vous pouvez accéder à des données détaillées sur l’histoire de l’Algérie médiévale en cliquant ici 

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