Sur les traces de l\Histoire à Bordj Bou Arreridj’

mai 25th, 2007 by

Bien quen apparence isolée dans les hautes plaines, séparée par des chaînes de montagnes abruptes à la fois de la mer et du désert, la région de Bordj Bou Arreridj témoigne de façon frappante de la succession des civilisations. Vous pouvez m’accompagner à travers les âges, de l’Antiquité au XXème siècle, à moins que vous ne choisissiez d’aller directement à l’épilogue de cette aventure où Internet joue un rôle primordial!

 

 

Les vestiges de l’empire romain

 

 

Le début de l’occupation de l’Afrique du Nord par les Romains se situe dès la destruction de Carthage. L’Algérie actuelle a été progressivement colonisée par les Romains au Ier siècle qui y ont créé les provinces de Numidie et de Maurétanie. La civilisation romaine est surtout urbaine: de nombreuses cités s’échelonnent d’Est en Ouest, d’une part le long du littoral méditerranéen, d’autre part le long d’un axe suivant les hautes plaines en arrière des massifs côtiers.  

 

 

C’est sur ce dernier axe que se situe Bordj Bou Arreridj. Les environs étaient tellement riches de vestiges romains qu’au XIXème siècle, lors de la colonisation, les pionniers français ont fait valoir que "la grande ruine romaine, sise à 1200 mètres de là pouvait fournir une carrière de bonnes pierres, évitant tous frais inutiles" (cité par D. Valéro-Boulet)

 

 

Au XXème  siècle, le joyau romain de la région de Bordj Bou Arreridj reste la ville de Djemila, l’antique Cuicul. Malgré un site montagneux tourmenté, Djemila est une cité romaine classique: les deux rues principales se coupent à angle droit et les autres leur sont parallèles. Le forum, les arcs, les thermes, la basilique sont les témoins d’une vie prospère au IIème siècle. Le théâtre est en assez bon état pour être le cadre de concerts de musique traditionnelle. Djemila fait partie depuis 1982 des sept richesses culturelles algériennes figurant sur la liste du Patrimoine Mondial. 

L’arc de Caracalla, témoin de la splendeur de la cité romaine.

 

 

 

Djemila, l’antique Cuicul, dans son environnement montagneux. On devine les traces parallèles laissées par les roues des chars romains qui ont parcouru ce cardo (l’axe nord-sud) pendant des siècles.

 

 

 

Les ruines du temple datant de l’époque polythéiste. Des édifices plus récents de Djemila comme la basilique, témoignent que ses habitants ont adopté le christianisme au III ème siècle.

 

Un concert de musique traditionnelle a rempli les gradins du théâtre antique

Au VIIème siècle, le destin de l’Afrique du Nord change d’orientation. Le monde berbère et chrétien est bouleversé par l’arrivée des Arabes qui apportent une nouvelle religion: l’Islam et une nouvelle langue: l’arabe. En moins de 50 ans, une nouvelle civilisation s’impose et donne à l’Algérie sa personnalité profonde jusqu’à nos jour.

Vous pouvez:

- visiter un site sur Djemila en cliquant ici

- accéder à des données détaillées sur l’histoire de l’Algérie antique en cliquant ici 

 

 

Le Moyen Age  musulman

 

 

 

Du VIIème siècle au XVème siècle, l’Algérie fait partie de l’Empire musulman sous l’autorité de plusieurs dynasties. Parmi elles, celle des Hamadites (1007-1163) a laissé un vestige célèbre dans la proche région de Bordj Bou Arreridj. Il s’agit de la

 

Kalâa des Beni-Hammad

 

Cette capitale, érigée sur les hauteurs de l’Atlas Tellien dans les montagnes du Hodna, contrôlait les routes commerciales et stratégiques qui reliaient l’Est et l’Ouest du Maghreb.

 

Aujourd’hui, ses ruines, dans leur site montagneux de talus et de ravins, dégage un sentiment de beauté saisissante. Elles restituent l’image d’une ville musulmane fortifiée dont l’architecture s’inspirait de l’Orient, de l’Irak et de la Perse. Sa mosquée, avec sa salle de prière de 13 nefs à 8 travées, était l’une des plus grandes d’Algérie.

En 1980, la Kalâa des Beni-Hammad a été inscrite sur la liste du Patrimoine Mondial.

 

 

 

La Kalâa des Beni-Hammad

 

 

A la fin du Moyen-Age, l’Algérie passe sous la domination ottomane jusqu’au XIXème siècle. La ville de Bordj Bou Arreridj a été construite à l’emplacement d’un fortin turc et son nom signifierait "le fort de l’homme au panache".

 

Vous pouvez accéder à des données détaillées sur l’histoire de l’Algérie médiévale en cliquant ici 

 

 

 

 

ville de bordj bou arreridj

mai 25th, 2007 by

La ville de Bordj-Bou-Arreridj est située sur les hauts plateaux Algériens, à neuf cent mètres daltitude, sur la nationale reliant La Tunisie au Maroc. Elle se trouve entre Alger, à 240 kms au Nord-Ouest, et Constantine, sa Préfecture, à 190 kms à l’Ouest. La ville se trouve au milieu d’une plaine vallonnée entre les Monts Bibans au Nord et la chaïne Hodna au Sud.

La ville a été délimitée, vers 1840, par la construction de remparts. Le tout formait un rectangle, en pente douce, de 800 m de long sur 500 m de large. Au milieu, de chaque coté des remparts, une ouverture de 4 m de large pouvait être fermée par un grand portail en bois à deux battants, dont l’un d’eux, muni d’une petite porte, permettait le passage d’une seule personne à la fois, afin de contrôler les entrées et les sorties en cas d’épidémie ou d’insécurité. Vers l’angle Nord, sur un monticule, a été construit un fortin de défense, ainsi qu’un réservoir d’eau. Les premières habitations ont été édifiées en contre-bas de ce fortin et formèrent une agglomération d’une trentaine de maisons, avec à l’angle des remparts, une petite place ombragée par d’énormes trembles sous lesquels on trouvait un abreuvoir et un lavoir. Cette partie de la ville a toujours été désignée sous le nom de "vieux-Bordj"….

la willaya de bordj bou arreridj

mai 24th, 2007 by

Située sur le territoire des Hautes plaines, à cheval sur la chaîne de montagne des Bibans, la wilaya de Bordj Bou Arreridj occupe une place stratégique au sein de l’Est algérien. En effet, elle se trouve à mi-parcours du trajet séparant Alger de Constantine. La wilaya de Béjaïa au nord, de Bouira à l’ouest, de M’Sila au sud et de Sétif à l’est en composent les frontières. Elle est respectivement située à 60 km de Sétif, 66 km de M’sila, et 100 km de Béjaia.

Chef lieu de la wilaya, la ville de Bordj Bou Arreridj, à 900 mètres d’altitude, compte 155 000 habitants. La population totale de la wilaya de Bordj Bou Arreridj est elle, estimée à 640 000 habitants.

Son climat continental offre des températures chaudes en été et très froides en hiver, parmi les plus basses d’Algérie. Trois zones géographiques se succèdent dans la wilaya :

  • une zone montagneuse, avec au nord, la chaîne des Bibans
  • une zone de hautes plaines qui constitue la majeure partie de la wilaya
  • une zone steppique, au sud-ouest, à vocation agropastorale

Altitude variant entre 700 et 1741 m ; trois zones, hautes plaines et montagnes (est-ouest), steppes (sud-ouest) ; 300 à 700 mm de pluviométrie annuelle, Oued Bousselam.